Le musée Bossuet se dévoile

Chaque mois, le musée Bossuet fera découvrir au public une ou plusieurs pièces originales provenant de ses réserves et n’étant pas exposées habituellement dans les salles permanentes.

Pour la cinquième saison des manifestations mensuelles « le musée Bossuet se dévoile », nous avons adopté une nouvelle formule centrée sur la présentation d’une œuvre unique, à une ou deux exceptions près. Le propos portera à chaque fois sur l’œuvre  en elle-même, son artiste et le contexte. L’histoire locale ou nationale sera très présente également dans les présentations de cette année, notamment à travers l’évocation de personnalités meldoises du XIXe siècle.

Pour aller plus loin dans la découverte, chaque premier mercredi du mois, à 15h, un guide-conférencier racontera, en une demi-heure, l’histoire de la pièce exposée et les circonstances de son entrée dans les collections du musée. 

 

 

MARS

Le Saut du Doubs, une toile de Gustave Courbet

Issue du legs Moissan à la Ville de Meaux, cette toile du célèbre peintre français de la deuxième moitié du XIXe siècle vient s’inscrire dans la lignée du courant naturaliste à travers lequel « émergent des paysages où s’estompe la présence de l’homme » (Thomas Schlesser, L'Univers sans l'homme, 2016.)

Conférence de présentation : mercredi 6 mars à 15h

 

AVRIL

Une Descente de Croix par Jean Senelle

Jean Senelle fut le principal peintre actif à Meaux, sa ville natale, au milieu du XVIIe siècle. Ses toiles décorèrent la plupart des églises de la ville, à commencer par la cathédrale Saint-Etienne. Cette Descente de Croix, peu souvent exposée dans les salles permanentes, provient également d’ailleurs de la cathédrale (propriété de l’Etat, en dépôt au musée Bossuet).

Conférence de présentation : mercredi 3 avril à 15h

 

MAI

Portrait de Marie Lafarge par Charles Bazin

Marie Lafarge est le personnage central d’un fait divers qui défraya la chronique mondaine en 1840. Elle fut accusée d’avoir empoisonné son époux à l’arsenic. Son procès  divisa l’opinion à l’époque et continua d’intéresser le public bien plus tard. Deux films réalisés sur cette affaire en 1938 et 1954, des émissions de télévision, de nombreux livres témoignent de cet intérêt persistant. D’aucun même ont voulu croire que Marie Lafarge a inspiré les personnages romanesques de Madame Bovary chez Flaubert ou d’Anna Karénine chez Tolstoï.

Conférence de présentation : mercredi 8 mai à 15h

 

JUIN

Le général de Martimprey devant Magenta une toile d’Adolphe Jean Beaucé

C’est dans l’immeuble du 21 rue du Grand-Cerf que naquirent à un an d’intervalle, jour pour jour, en 1808 et 1809, deux frères Edmond Charles et Ange Auguste de Martimprey. Ils eurent tous les deux une remarquable carrière militaire et obtinrent le grade de général de division. L’aîné fut chef d’Etat-Major de l’armée d’Afrique, de Crimée et d’Italie puis gouverneur de l’Algérie. Le plus jeune, Ange Auguste de Martimprey se distingua à la bataille de Magenta, fait d’armes que la toile de Jean Beaucé a immortalisé.

Conférence de présentation : mercredi 5 juin à 15h

 

JUILLET

Le portrait d’un religieux Trinitaire de Meaux par un peintre anonyme

Ordre religieux fondé par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois en 1194, au temps des Croisades, les Trinitaires se consacraient à l’origine au rachat des chrétiens captifs des Maures. L’activité de cet ordre religieux se développa par la suite dans le domaine hospitalier et c’est à ce titre que les Trinitaires dirigèrent plusieurs siècles durant l’hôtel-Dieu de Meaux.

Conférence de présentation : mercredi 3 juillet à 15h

 

AOÛT

Les portraits de Bossuet par Pierre Mignard

Pierre Mignard est un des principaux peintres de l’époque de Louis XIV. Son œuvre se partage entre des portraits réalisés pour les hautes personnalités de son temps et de grandes compositions pour des bâtiments royaux (château de Versailles, château de Saint-Cloud) ou des églises (Val-de-Grâce, Saint-Eustache à Paris). Principal concurrent de Charles Le Brun, ce n’est qu’à la mort de ce dernier qu’il obtient le titre de premier peintre du roi. Le musée Bossuet conserve un portrait original de Bossuet peint par Mignard et une assez bonne copie de ce même tableau. L’occasion est ainsi donnée d’exposer les deux toiles côte à côte et de confronter l’original et la copie.

Conférence de présentation : mercredi 7 août à 15h

 

SEPTEMBRE

Un buste de Charles Péguy par Paul Niclausse

Péguy se rattache à l’histoire de notre territoire par sa mort glorieuse au champ d’honneur, le 5 septembre 1914, à quelques kilomètres de Meaux dans les champs situés entre Chauconnin et  Villeroy. Ce grand poète et écrivain, né à Orléans en 1879, fut un militant dreyfusard de la première heure que tout antisémitisme révoltait profondément, au point qu’il réclama même un duel au pistolet pour défendre l’honneur d’un ami de confession juive. Compagnon de route des socialistes et de Jaurès au moment de l’affaire Dreyfus, il s’en éloigna progressivement pour renouer avec un catholicisme humaniste et patriotique qui l’avait animé dans sa jeunesse.

Conférence de présentation : mercredi 4 septembre à 15h

 

OCTOBRE

Le Christ et les deux dominicains, une esquisse de George Desvallières

George Desvallières a produit l’une de ses œuvres les remarquables à Meaux, en réalisant le décor peint de la chapelle de l’ancien Grand Séminaire (rue de Chaage) vers 1930. Même si sa carrière comprend une première période durant laquelle il peint des sujets profanes et des portraits, l’inspiration religieuse n’y est déjà pas tout à fait absente. La Première Guerre mondiale, à laquelle il participe et au cours de laquelle il perd un fils, provoque un bouleversement dans son art. En 1919, il fonde avec Maurice Denis, les Ateliers d’art sacré qui président au renouveau de l’art religieux dans la période de l’entre-deux guerres.

Conférence de présentation : mercredi 2 octobre à 15h

 

NOVEMBRE

Tricorne et épaulettes du général Raoult

Un autre enfant de Meaux a marqué de son nom glorieux les pages d’histoire de notre ville, par son courage et son dévouement dans la défense de la patrie. Comme les frères Martimprey, il naquit rue du Grand-Cerf, dans l’immeuble situé à l’angle de la rue du général Leclerc, en 1810. Noël Raoult fut général de division et tomba au champ d’honneur à Reischoffen pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Durant de nombreuses de nombreuses années une statue en bronze du général Raoult ornait la place Henri IV. Elle fut démontée et fondue par ordre de l’occupant nazi en 1942.

Conférence de présentation : mercredi 6 novembre à 15h

 

DÉCEMBRE

La peinture naïve dans les collections du musée Bossuet

On dit de la peinture naïve contemporaine qu’elle consiste en un style figuratif s’étant libéré des règles de la perspective, des soucis de respect des dimensions, des contraintes d’utilisation des couleurs et enfin des obligations de précision du dessin, avec pour résultat un rendu qui évoque un univers d'enfant. Le musée Bossuet conserve un tout petit nombre d’œuvres contemporaines que l’on pourrait classer dans la catégorie de la peinture naïve. Elles seront réunies lors de cette présentation qui se voudra en correspondance avec l’esprit de Noël cher aux enfants et à leurs parents.

Conférence de présentation : mercredi 4 décembre à 15h

Téléchargements

La collection permanente

Peintures & sculptures de maîtres

Le musée Bossuet

une architecture valorisée

Le palais épiscopal

un cadre historique exceptionnel